L’Accord de Paris adopté en 2015 a été salué comme un tournant dans la lutte mondiale contre le changement climatique. La question est : qu’en est-il aujourd’hui ? Des mesures s’imposent pour que chaque pays signataire concorde leurs législations et réglementations sur l’ampleur et l’urgence de la situation. Cela ne pourra être réalisé qu’en partenariat avec les entreprises, les provinces et les villes concernées.

Objectif : limiter à tout prix le réchauffement climatique

D’après les principales annonces nationales faites au cours de l’année, il est clair que les pays intensifient leurs efforts en matière de climat. Il s’agit, plus précisément, de fixer des objectifs plus ambitieux de réduction des émissions, de protéger les forêts ou de supprimer progressivement les centrales au charbon. Ce sont là, les pierres angulaires essentielles alors que les pays, ainsi que les entreprises, les villes et les États se préparent chacun à renforcer leur objectif. L’action vise, à priori, à maintenir le monde sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5-2°C, d’ici 2020.

Des plans plus audacieux pour atteindre le taux zéro d’émissions de gaz à effet de serre

Le premier ministre néo-zélandais s’est engagé à atteindre l’objectif du  » zéro émission de CO2  » d’ici 2050. Un objectif qui semble sur la bonne voie pour être inscrit dans une nouvelle loi nationale sur le climat. Au cours de l’année écoulée, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Irlande, l’Irlande, l’Écosse, Israël et le Costa Rica ont, pour leur part, annoncé ou envisagé d’interdire la vente de véhicules fonctionnant aux combustibles fossiles d’ici 2040.

L’engagement le plus ambitieux est celui de l’Irlande, qui prévoit de ne vendre que des véhicules à émissions de carbone quasi nulles après 2030. D’autres, dont l’Inde et l’Allemagne, ont indiqué avoir des aspirations similaires. Si ces engagements reflètent en partie les tendances du marché, ils adressent également un signal clair aux constructeurs afin d’accélérer la transition vers les véhicules électriques.

Élimination progressive du charbon

Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5-2°C, l’OCDE et l’Europe devront éliminer progressivement le charbon au plus tard en 2030. Le reste du monde devra faire de même au plus tard en 2050. Dans le cadre de la Powering Past Coal Alliance, lancée en décembre 2017, plus de 20 pays se sont engagés à éliminer progressivement les centrales au charbon existantes.

Dirigée par le Royaume-Uni et le Canada, la Finlande, le Danemark, le Mexique et l’Angola, cette alliance comprend également des entreprises et des gouvernements sous-nationaux. Chaque État se verra ainsi imposer un moratoire sur toute nouvelle centrale au charbon. Cela, à moins ladite centrale ne soit équipée d’un système de capture et de stockage du carbone.

2018, une année consacrée aux initiatives nationales de lutte contre le changement climatique

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